Petite Présentation.___________________________________# 1

Petite Présentation.___________________________________# 1
Mise au Point avant de Commencer :

1) Avec chaque titre de chapitre, je mets un lien vers une chanson. Cette chanson c'est celle qui m'aura inspirée, donc il vous sera conseillé de lire avec cette musique. Après vous n'êtes pas obligés.
2) Résumé : Il y a eut cette fois. Cette seule fois où il m'a utilisé comme une vulgaire pute. Où il m'a plongé dans le mutisme. Même si aujourd'hui il est mort, je le déteste quand même. Papa je te haïs.
3) Ben écoutez, enjoy =D

Inscrite : Ici. Ici. Ici. Ici.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 15:19

Modifié le vendredi 08 août 2008 09:31

Premier Chapitre # 1 MUSIQUE

Premier Chapitre # 1 MUSIQUE
Un jour, je m'en rapelle de ce jour. C'était l'été il faisait beau, tu nous avais amené maman et moi pique niquer dans le parc de la ville. Qu'est ce qu'on avait rigolé ! C'était le bon temps. Parce que quelques mois plus tard, maman mourrait et me laissait seul avec toi. Toi que j'aimais plus que tout, toi que j'admirais mieux que personne, toi qui était mon exemple. Toi qui était mon père tout simplement. Pourtant, l'homme que tu étais à vite changer. A croire que la mort de maman t'avais beaucoup plus atteint que les autres le pensaient.
Je me rapelle au début, les premières semaines après la mort de maman, tu as changé. Tu devenais autoritaire, voire violent, mais c'était rare. Mais tu me demandais de tout faire, le ménage, la cuisine, les courses. Et je devais assurer entre le lycée et la maison, pendant que toi tu ramenais tes copains à la maison et que tu buvais. Pour oublier maman sûrement. Seulement moi j'avais mal, mais tu ne le voyais pas. Tous les soirs quans je rentrais, je voyais tes amis et toi assis sur le canapé, une bierre à la main, en train de rigoler. Si tu savais comme ça me faisait mal de te voir comme ça papa, et de savoir que je ne pouvais rien faire, me faisait encore plus mal. Et c'était tous les jours comme ça. Tu ne t'en rendais même pas compte. Puis il y a eut se soir là. Tu étais encore plus bourré qu'avant, je me demande si tu ne t'étais pas drogué aussi. Tu avais les yeux rouges, tu titubais. Je ne sais pas ce que je t'ai fais ce soir là papa, mais tu es arrivé vers moi, je voyais bien dans tes yeux ce que tu allais me faire, je m'y attendais, je le savais, mais je ne pensais pas que tu le ferais vraiment. Pas à moi, pas à ton fils. Pourtant tu m'as poussé. Je suis tombé contre le mur, ma tête à cognée très fort, je n'y voyais plus grand chose tellement le choc avait été violent. Puis tu t'es agenouillé, tu as retiré son pantalon, ton boxer, j'avais peur papa. J'étais ton fils et tu allais me violer. Tu m'as retouné, mon ventre touchait le carrelage froid. Cela me donnait des frissons et encore plus peur. Tu as retiré mon pantalon et mon boxer avec une telle force. Je n'ai même pas pleuré, je n'ai même pas hurlé lorsque tu m'as pénétré. Je n'ai rien dis même si j'avais mal, je serais les dents, je me mordais la lèvre jusqu'au sang, mais je ne disais rien. J'étais trop choqué pour ça. Et c'est à partir de ce jour papa que tu m'as plongé dans cet enfer qu'est le mutisme. Je n'allais plus au lycée, je trouvais toujours un prétexte et ils me croyaient. En plus comme je n'avais pas d'amis, cela me facilitait la tâche. Et tous les jours je m'enfermais dans ma chambre, et je regardais la photo de maman et moi que tu avais prise cet été quand on été partit à la plage.
Aujourd'hui tu es mort, mais moi j'ai toujours mal. Je ne parle toujours pas. Les médecins me questionnent, cherchent à comprendre pourquoi. La seule chose qu'ils ont trouvé c'est que j'ai eu un choc, un énorme choc. Par ta faute. Je t'en veux tellement papa. Regarde la vie que j'ai maintenant, je suis cloué dans un lit d'hôpital, je suis muet, je n'ai personne qui vient me voir. Personne, je suis seul. Toi et maman vous m'avez abandonné. Vous n'êtes que des lâches, je vous déteste, putain si vous saviez combien je vous en veux, j'en crève papa, j'en crève. A quoi elle rime ma vie maintenant, et mon futur ? J'aurais tellement aimé découvrir l'amour, savoir ce que c'est d'aimer quelqu'un, de l'aimer passionément, de lui faire des enfants, d'avoir une famille, un travail. D'être heureux tout simplement. Et ça, je ne le saurais jamais. A cause de toi. Et ça me bouffe de l'intérieur, je t'en veux autant que je m'en veux à moi de ne pas avoir réagit ce soir là. Tu veux savoir ce que je vis à l'hôpital hein papa ?
Eh bien tous les matins, le docteur Kaulitz vient me réveillé. Il me parle et je lui réponds en écrivant sur une feuille de papier, mais je ne dévoile rien de mon passé. Puis il me laisse et revient le midi pour manger avec moi. Et le soir il mange encore avec moi et reste jusqu'à ce que je m'endorme. Tu vois papa, lui il est gentil, il essaye de m'aider même si je ne fais aucuns efforts, il reste là et espère. Il est grand, avec des cheveux gris et des yeux marrons. Je crois qu'il a un fils de mon âge, je l'ai entendu l'autre jour le dire. J'aurais tellement aimé avoir un père comme lui papa. Il est tellement attentif à moi, à ma santé, j'ai l'impression qu'il s'inquiète pour moi. Toi tu ne l'aurais pas fait. Je me rapelle la première fois que je suis arrivé ici avec l'assistante sociale, il était là avec son sourire rassurant, puis il m'a emmené dans la salle d'examen. Il est resté avec moi tout le temps, on me faisait des piqûres, on m'oscultait, mais il était là. Bien sûr ils ont découvert que tu m'avais violé. Et quand ils m'ont posé la question pour en être certain, j'ai baissé la tête et j'ai commencé à pleurer. Mais lui, tu vois papa, il était là, il m'a pris dans ses bras, et il m'a dit que tout se passerait bien. Et il continue à être pareil avec moi, même si ça fait deux ans, et que je n'ai toujours pas parlé. C'est le seul qui me fait gardé l'espoir qu'un jour peut être je serais heureux, que je m'en sortirais, que j'arriverais à reparler, et qui sait, peut être t'oublier aussi ? Un jour, le docteur Kaulitz m'a dit qu'il fallait être patient dans la vie, que tout n'arrivait pas comme ça, qu'il fallait aider la vie pour pouvoir avancé dans le futur. Mais moi, je bloque. Je n'arrive pas à aider la vie, je n'arrive pas à l'aider pour grandir. Parce que j'ai trop peur du futur, de ce qu'il pourrait m'arriver. Tu te rends compte ce que tu as fait de moi papa ? Un faible. Alors qu'avant je croquais la vie en pleines dents. Si tu savais comme je t'en veux papa. Tu auras fait de ma vie un enfer. Tu sais papa, le soir avant de m'endormir, je pense à la vie que j'aurais pu avoir si maman n'était pas morte, si tu n'avais pas sombré dans l'alcool. Et je me dis que j'aurais sûrement été heureux. J'aurais été au lycée normalement, j'aurais eu des amis. La vie dont j'ai toujours rêvé. Mais quand le docteur Kaulitz m'interpelle et que je reviens à la réalité, j'ai envie de pleurer. Et tu sais ça papa, ça me bouffe, ça me détruit, j'ai l'impression d'être une allumette qui se consomme doucement et qui s'éteint petit à petit, je suis brûlé et j'ai mal. J'aimerais tellement qu'on m'aide papa, j'aimerais tellement pouvoir leur parler à tous, pouvoir crier mon mal être, que quelqu'un panse mes blessures, qu'on m'écoute, qu'on m'aide enfin. Alors, je passe mes journées à observer les gens. J'écris tout ce que je pense sur eux, et le soir, quand le docteur Kaulitz vient, il lit, et me dit si j'ai raison ou tord. Sa m'aide, et je me sens moins en retrait. Tu vois papa, la vie que j'ai alors que je n'ai que 17 ans ! Je me dis que je ne connaîtrais jamais l'extérieur, les couleurs qu'a la nature, le ciel, jamais je ne connaîtrais ça. Je suis condamné à vivre ici jusqu'à ce que je parle. Et ça par ta faute. Je suis peut être égoïste en mettant tout sur ton dos papa, même si tu es mort, mais c'est la vérité pourtant. Si tu ne m'avais pas violé, si tu n'avais pas bu ce soir là, je ne serais pas là aujourd'hui et toi tu ne serais pas mort. Certe maman ne ferait plus partie de ce monde, mais on serait là tout les deux à s'aider, comme un père aide son fils et inversement. Je ne comprendrais jamais pourquoi tu m'as violé ce soir là. Jamais. J'ai beau chercher pourtant papa tu sais, je te cherche une excuse, quelque chose, qui pourrait me dire que tu étais mon père, mon exemple que tu as fais ça parce que tu étais triste, mais non, je ne trouve pas. Peut être que tu n'as pas d'excuses finalement. Si Dieu existe papa, de là où tu es tu dois bien le savoir, demande lui pourquoi moi, pourquoi je vis tout ça, pourquoi il me fait souffrir au lieu de me tuer. N'oublis pas de lui demander papa, parce que moi, je lui demande tous les soirs depuis que je suis ici, et je n'ai toujours pas de réponses.

"- Tout vas bien Bill ? "

Tu vois, c'est lui le docteur Kaulitz. Tu vois papa, lui il me demande comment je me sens. Et comme d'habitude, je vais lui faire oui d'un signe de tête.

"- Bien. Aujourd'hui est une journée particulière Bill."

Alors je prends une feuille de papier papa, et je lui écris " POURQUOI ? ".

"- Mon fils est avec moi, c'est les vacances pour lui, et il va m'assister."

Une deuxième personne. Son fils. J'ai peur des gens que je ne connais pas. Tu vois papa, je suis plongé dans un enfer, je me noie dedans, à cause de toi.

"- Il arrive cet après midi, et j'aimerais beaucoup te le présenter."

J'ai peur, trop peur. Je ne sais pas comment il est, est ce qu'il me jugera lui aussi ?

"- Tu verras Bill, il est très gentil, et puis, je lui ai déjà parlé de toi. "

Je ne peux pas refuser, j'ai envie de lui faire plaisir, après tout, lui il est toujours là pour moi, il m'aide du mieux qu'il peut, alors je vais accepter, je veux voir son fils. Tant pis s'il me juge, une remarque de plus à accepter. Tu vois papa, je suis coupé du monde. C'est triste non ? Je suis complètement coupé du monde. Tu vois papa ce que je deviens ? J'en ai honte, j'ai honte de ce que je suis. Un trouillard, papa, regarde moi de là haut, je suis complètement paniqué à l'idée de rencontrer de nouvelles personnes. Même si c'est le fils du docteur et que j'aime bien monsieur Kaulitz. Alors j'acquiesse en aillant la peur au ventre.

"- Merci Bill. Je reviendrais tou à l'heure avec Tom."

Voilà, il est partit papa. Dans quelques heures, il sera de retour avec son fils. Il s'apelle Tom. J'aime bien se prénom. Je pense qu'il ressemble à son père. Il doit être grand, mince, pour la couleur de cheveux, je ne sais pas, mais ses yeux, oui je pense qu'ils sont comme son père. En y réfléchissant, je crois que je suis impatient de connaître son fils. C'est la première fois que j'ai ce genre de réaction, je me sens tout bizarre à l'intérieur de moi, comme un petit enfant qui va ouvrir ses cadeaux d'anniversaire. Oui, là je suis ce petit enfant qui découvre quelqu'un de nouveau. Maintenant papa, je vais me reposer, parce que je sens que cette après-midi risque d'être assez mouvementée.

Ellipse.

"- Bill, réveille toi, je suis avec Tom."

Le voilà, il est là.

Edit :Pour être prévenue, il suffit de laisser un commentaire sur ce chapitre. J'espère qu'il vous a plus, laisser moi vos avis, ils sont important pour moi. Gros Bisous. Marion.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 15:46

Modifié le vendredi 08 août 2008 09:33

Deuxième chapitre # 2 MUSIQUE

Deuxième chapitre # 2 MUSIQUE
Une heure qu'il est avec moi. J'avoue pendant les premières minutes il y a eu un gros blanc, je ne le regardais pas et lui était assis sur le lit a tripoter ses mains. Puis à un moment il s'est mis à rire et il s'est excusé en me disant qu'il était à la fois timide et gêné. Alors je lui ai souris à je l'ai pardonné en un signe de tête. Alors il a commencé à parler, je l'ai écouté. Il est très gentil, et a beaucoup d'humour. Il m'a beaucoup parlé de lui, il m'a raconté sa vie, ce qu'il faisait, où il était au lycée, j'ai l'impression de le connaître par coeur maintenant. Tu sais papa, il n'a pas eu la vie facile lui non plus, sa mère est morte il y a trois ans en donnant naissance à sa petite soeur Kalyah elle s'apelle je crois, mais tu vois, lui son père, l'a aidé, il a tenu le coup, jours après jours, il a été présent, même s'il allait mal, son père était là pour lui. Tout le contraire de toi papa. Tu n'as jamais été là pour moi, t'imagine, en plus il avait sa petite soeur qui venait de naître, mais ils se sont serrés les coudes, et ils s'en sont sortie, alors que toi tu es parti, et moi je suis au fond du gouffre. Regarde la vie qu'il a maintenant, il a une maison, il va au lycée, il est assez populaire, il sait ce qu'il veut faire de sa vie, il fait de la guitare, et veut faire partie d'un groupe. Tu vois papa, il a des rêves, il a envie de s'en sortir papa, alors que moi j'ai rien qui me retiens ici, j'ai tout perdu, à quoi cela me servirais que je me batte si en sortant de cette prison, personne ne m'attends. Mais pourtant, je garde toujours cet espoir qu'un jour je m'en sortirais. Mais ça tu vois papa, je n'y crois pas trop. Tu sais pourquoi ? Parce que j'ai toujours aussi mal, parce que je suis toujours autant choqué par ce que tu m'as fais. Et maintenant que tu es mort, je sais que je n'aurais jamais les réponses aux questions que je me pose. Surtout une question en priorité. Pourquoi tu as fais ça ? Tu vois papa, sans m'en rendre compte, je commence à pleurer, je ne contrôle plus rien dans mon corps, dans mon cerveau, les larmes coulent lentement sans que je puisse les en empêcher. Tu vois papa tout le mal que tu me fais ? Et je suis sûr que depuis là haut, si tu me regarde papa, tu dois t'en foutre que je me sente mal, par ta faute en plus, mais non,, je te connais tellement papa, enfin je pensais te connaître. Mais tu vois, le jour où tu m'as violé, je me suis rendu compte à quel point tu étais un étranger pour moi. Parce que mon papa à moi, celui qui m'as élevé jusqu'à la mort de ma mère, il ne m'aurait jamais fait ça. Jamais.
Je sens des bras me serrer fort. Je sursaute, c'est la première fois que quelqu'un me touche d'aussi près depuis que tu m'as violé. Je tremble, j'ai peur.

"- Bill, calme toi, ce n'est que moi Tom."

Ses mains sont rugeuses. Elles descedent et montent à intervalles réguliers sur mes bras en me faisant frissonner au passage. Mais tu vois papa, il n'est pas comme toi, ses gestes ne sont pas brutes, non, il veut juste que j'aille mieux, me calmer, me rassurer, me réconforter. Alors pour la première fois depuis deux ans papa, je pose ma tête sur son épaule et je me laisse aller, pleurer. Bien sûr je ne parle pas, mais rien que le fait de pleurer me libère d'un poid immence. L'une de ses mains remonte dans mon dos puis redescend tout doucement. Il ne me fait aucun mal papa, c'est tout le contraire de toi, il est lent, doux, affectueux.

"- Sa fait du bien de pleurer Bill."

Oui, je confirme, ça détend plus qu'autre chose. j'ai l'impression d'avoir moins de choses dans la tête, que mon coeur commence à se reconstruire petit à petit. il me regarde et je le regarde. Juste comme ça. Il a des yeux tellement beau, marrons en amande, et j'ai l'impression qu'ils veulent tout dire, qu'ils comprennent ce que je ressens. Je te jure papa, même tous les médecins du monde entier n'ont jamais eu ce genre de regards, ni ce genre de geste pour me rassurer. Il est le premier lui. Le premier qui me prends dans ses bras, qui me réconforte vraiment, et pourtant, il n'est pas médecin, et on se connaît que depuis une heure pas plus. C'est un simple adolescent de mon âge avec qui je fais connaissance si je peux dire ça comme ça.
On est interrompu par un frappement de porte. Je me détache de lui et me met directement à rougir. Il faut dire que je ne suis pas très habituer voire pas dutout à ce genre de gestes.

"- Je vous dérange les jeunes ?"
"- Non c'est bon papa. Qu'est ce que tu veux ?"
"- Je voulais juste savoir comment ça se passait entre vous deux."
"- Sa va papa, je gère la situation, j'ai compris comment lui parler."
"- Très bien je retourne au boulot alors."


Il nous sourit une denrière fois puis repart à son travail. je vois Tom me sourire et prendre une feuille de papier et un stylo.Quelques secondes après, il me tend ce papier.

Désolé, il est chiant parfois -_-'. // C'est pas grave tu sais il s'inquiète pour toi. // Peut être, mais j'ai plus 3 ans quoi ! // Oui mais toi tu as la chance d'avoir un père. // Peut être mais je n'ai plus ma mère. // Et moi j'ai perdu les deux. // Pardon, je suis désolé. // C'est pas grave ti'nquiète pas. // Bill tu sais, j'ai bien aimé le moment qu'on a eu tout à l'heure avant que mon père n'entre dans la chambre. // Moi aussi Tom. Tu es le premier qui me touche vraiment physiquement depuis que ...

Je laisse tombé le stylo par terre. Tom ne comprend pas desuite et me fait des yeux étonnés, mais quand il lit, il comprends ma réaction. Tu l'as comprends toi aussi papa hein ? j'en ai trop dis, je me suis trop livré. Et s'il le répétait à son père ? Et puis il va me poser des questions, et puis je ... oh mon Dieu, je suis complètement perdu. Pourquoi j'ai écris ça ?
Je commence à trembler, les larmes recommencent à couler, les spasmes se font de plus en plus fort et fréquents, mon coeur bat si vite, j'ai la tête qui tourne. T'as vu papa, je suis en pleine crise de panique à cause de toi papa.
Tom essaye de me prendre dans ses bras pour me calmer, mais je le repousse avec une force que je ne me connaissais pas. J'ai l'impression que je ne suis plus moi même. Tom essaye de me parler, mais je ne l'entends pas, j'y vois tout flou, je suis focalisé sur ma crise de panique.
Ne sachant pas quoi faire, j'entends Tom se relever et appuyer sur le bouton d'alarme. Jamais on ne l'avait appuyer dans ma chambre. Jamais on ne m'avait rendus visite, jamais on ne s'était occupé de moi comme lui, jamais je n'ai fais une crise pareille. Jamais je n'ai vécu un jour pareil.
Il se relève et revient vers moi. Il pose ses mains sur mes épaules, essayant de calmer mes tremblements. Peu à peu je reprends mes esprits mais ne calme pas pour autant ma peur et le doute qui parcourent mon corps. Il me parle. Sa voix est douce même si je ne comprends pas ce qu'il me dit j'arrive à me calmer. Il m'allonge doucement et je finis par m'endormir fatigué de cette journée, de toutes ses émotions que je n'avais jamais vécu. Fatigué de l'avoir rencontrer certe, mais heureux que quelqu'un s'occupe enfin de moi. Pas par pitié, mais par pure amitié, enfin j'espère.

/ ! \ POV TOM EXCEPTIONNEL / ! \

Je m'assois sur la chaise. Je suis à la fois épuisé, mais aussi choqué par ce qu'il vient de ce produire. Je n'étais pas au courant qu'il pouvait faire des crises de ce genres. Sa me fait mal au coeur de le voir comme ça, dans cet état, à cause de je ne sais pas qui, qui l'a sûrement violé à ce que j'ai compris. J'aime pas voir les gens triste. Ce n'est pas l'apparence que je donne ça c'est claire, mais au fond de moi, quand je vois quelqu'un qui est mal, triste, qui pleure ou autre, j'ai toujours un petit pincement au coeur, et l'envie de l'aider prend le dessus sur la carapace que je me forge. Mais je ne sais pas pourquoi, mais avec Bill, c'est pas pareil. Il y a quelque chose chez lui qui fait que c'est plus que de l'aide que je veux lui donner, c'est comment expliquer, même moi je ne comprends pas ce que je veux lui donner exactement. Peut être est-ce de l'amitié, ou même lui redonner confiance en lui, et lui redonner l'espoir qu'un jour il reparlera. J'aimerais tant qu'il me parle.

"- TOM !!! Qu'est ce qu'il se passe ?????"
"- Rien papa, c'est bon, il s'est calmé, il a juste eu peur quand j'ai posé ma main sur lui..."
"- Ah bon d'accord, fais attention Tom, il est fragile, je t'en ai déjà parlé."
"- Oui je sais papa, t'inquiète pas."


Il sort. Mon père a beaucoup de patience. C'est pour ça que je l'admire tant. Il a ce don qu'il dit m'avoir donné. Et ce n'est qu'aujourd'hui que je le découvre. En ayant passé l'après midi avec Bill. Lui aussi est quelqu'un de très attentif avec les autres. Je l'ai vu dans son regard, quand je lui ai parlé, j'ai vu dans ses yeux qu'il ne voulait pas que je m'arrête, qu'il m'écoutait attentivement, qu'il était ... passionné par ma vie. Et ça m'as fait chaud au coeur je l'avoue, car c'est la première personne mise à part mon meilleur ami qui m'écoute avec attention. Oui je suis content que quelqu'un s'interesse à moi.
Je le regarde dormir. Je ne vais pas vous cachez que je le trouve très beau. Je n'ai jamais été attiré par un garçon pourtant, c'est la première fois, et puis même, ce n'est pas de l'attirance, enfin j'espère. Je pense plutôt qu'il s'agit d'un début d'une très longue amitié.
J'avoue, quand mon père m'a parlé de lui pour la première fois il y a deux ans, je lui ai ris au nez. C'est la première fois qu'il me parlait de l'un de ses patients, et la première fois que j'entendais de ci près le mot muet. Puis j'ai vu dans son regard qu'il ne rigolait pas dutout, qu'il était très sérieux et que ça lui tenait au coeur. Alors je l'ai écouté du début à la fin. Bien sûr, je suis au courant qu'il a été violé, mais je n'en parlerais pas. J'attends qu'il le fasse par lui même. Et tous les soirs, mon père rentrait puis me racontait l'histoire de Bill. J'ai trouvé ça plutôt triste jusqu'à aujourd'hui. Oui parce que aujourd'hui, cette rencontre entre lui et moi a tout changé dans ma façon de voir les choses, dans ma façon de penser. Pour ne rien vous cachez, je ne pensais pas qu'en le rencontrant, il allait autant me changer. En même pas quelques heures, il a tout chamboulé dans mon coeur.

"- Tom, laisse le, c'est l'heure, on rentre."

Edit :Pour être prévenue, il suffit de laisser un commentaire sur ce chapitre. J'espère qu'il vous a plus, laisser moi vos avis, ils sont important pour moi. Gros Bisous. Marion.

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 12:28

Modifié le vendredi 08 août 2008 09:33

Troisième chapitre # 3 MUSIQUE

Troisième chapitre # 3  MUSIQUE
Je suis chez moi, dans la cuisine pour être plus précis. Je prépare à manger. Papa ne vas pas tarder à rentrer et s'il voit que rien n'est prêt je risque de passer un sal quart d'heure. Alors il faut que tout soit parfait, je lui prépare son plat préféré. Je suis crevé, mais lui il s'en fiche. Pour lui rien ne compte à part ses amis, sa bouteille de vodka, ses bierres, son canapé, ses matchs. Même moi son fils, il me zappe complet. J'ai mal bien sûr, je n'aime pas le voir comme ça, mais qu'est ce que je peux y faire ? Si j'ose dire un seul mot, je me fais presque battre. Oui, mon père me bat, me tape, me gifle. Je vois une ombre derrière moi. Je me braque et me crispe. J'ai peur de lui, de ce qu'il peut me faire. Ses mains se posent sur chacun de mes bras et me serrent fort, j'ai mal mais je ne dirais rien. Il me retourne brusquement, mon dos cogne la plaque de la gazinière. Je me brûle le dos, j'hurle, j'ai mal très mal, j'ai l'impression de me consommer, de mourir, achevez moi par pitié, j'ai trop mal. Il me balance contre le mur. Mon dos heurte le bloc froid et fait le contraste avec la brûlure, mais n'enlève pas le mal que j'ai, cette douleur immence. Il s'avance vers moi. Son sourire est horrible, monstrueux, il n'est pas digne de celui d'un père, celui qui rassure. Non, c'est le sourire d'un monstre indifférents. Il s'avance, ses pas claquent contre le carrelage de la cuisine. Son ombre me recouvre complètement.

"- AHHHHHHHHHHHHHHH LACHE MOIIIIII VAS t-EN PAPA !!!!!!!!!! ARRÊTE, NE ME TOUCHE PASSSSS ! AU SECOURSSSSSSS"

J'entends la porte s'ouvrir très fortement. Je respire mal, j'ai l'impression d'être compresser à l'intérieur de moi, mon coeur bat tellement vite. Mon Dieu, c'est la première fois que je rêve de ce jour là, jamais ça ne m'étais arriver avant. J'ai peur, je me recroqueville au fond de mon lit. La lumière s'allume et m'éblouie, quelqu'un me touche, mais non...

"- ME TOUCHEZ PAS ARRÊTER, SORTEZ DE LA !!! MAMAN AU SECOURS !!!!"

J'ai mal à la gorge d'hurler. Les médecins me regardent tous étonnés de me voir parler, mais j'ai trop peur, j'en peux plus de vivre comme ça, de ne plus pouvoir parler. Je reconnais le docteur Kaulitz, le père de Tom. Il s'avance vers moi. Il ne montre aucune émotions. Il me regarde juste.

"- Vous pouvez sortir je m'occupe de lui."

Les autres personnes lui obéissent et sortent de ma chambre. Il n'y a que lui et moi à présent, mais cela ne me clame pas pour autant. J'ai hurlé deux fois, mais maintenant c'est fini, je ne reparlerais plus. C'était juste à cause du cauchemard. Je ne veux pas me faire de faux espoirs, et je ne veux pas que le docteur s'en fasse aussi et se dise que maintenant que j'ai hurlé, je serais capable de redevenir normal et de reparler comme les autres. Je dis ça parce que je le sais, je le sens en moi, je n'en suis pas capable, pas encore. Tout à l'heure quand j'ai hurlé, je n'étais pas moi même dans ma tête, à l'extérieur et à l'intérieur de moi. J'ai rien contrôler, c'était plus fort que moi.

"- Calme toi Bill, tu as fais un cauchemard, tout ira bien maintenant."

Comment il peut dire ça ? Non tout ne vas pas bien, rien ne vas. Je détourne la tête, je ne veux pas qu'il voit mes yeux, sinon il me rassurerait encore et cela ne servirait à rien.
Il est quatres heures de l'après midi. J'ai dormis tant que ça ? Je devais être vraiment faitgué, puis avec ce rêve ou plutôt ce cauchemard que j'ai fais, cela n'arrange pas les choses. Je relève la tête, et j'apperçois Tom derrière la baie vitrée. Celle qui sépare ma chambre du couloir de l'hôpital. Mon Dieu, si Tom est là, ça veut dire qu'il m'a vu faire ma crise ? Oh nooon pas ça, tout mais pas ça, je ne voulais pas qu'il me voit dans cet état, je crois que hier lui a amplement suffit. Mais vu la tête qu'il a en ce moment, il m'a vu.

/ ! \ POV TOM EXCEPTIONNEL / ! \

Je ne sais pas quoi dire. J'ai toutes les données de mon cerveaux, celles de mes yeux qui se sont stopées à partir du moment où il a commencé son cauchemard. Je le revois se débattre dans son lit, tenir les draps humide de sueur entre ses mains. Il les serrait tellement, j'ai cru qu'il allait les arracher, il faisait que bouger aussi, il aurait pu tomber, mais non. Puis il a hurlé. Une partie de moi à ce moment là était contente. Même si je ne le connaissais que depuis un jour, j'avais tellement envie d'entendre sa voix, et là je l'ai entendu. Mais l'autre partie de moi s'est brisée. Il avait l'air tellement mal, tellement perdu, tellement peur. Oui, sur son visage je pouvais lire la peur qu'il avait. Il disait à son père d'arrêter, de ne pas le toucher. Serait-ce lui le violeur ? Impossible, un père ne peut pas faire ça à son fils.
Je vois mon père auprès de Bill. Au fond de moi je suis un peu jaloux. J'aimerais être à sa place, que ça soit moi qui réconforte Bill, mais je préfère que mon père le calme d'abord et entrer après. En un jour je me suis attaché à Bill, j'ai l'impression qu'il me connaît depuis des années, et même si je ne sais rien de lui, avec les regards qu'il m'adresse j'arrive à le comprendre, à décripter ce qu'il veut me dire, les messages qu'il me fait passer. Le lien qui s'est créé entre lui et moi est tellement indescriptible. Je ne suis pas tombé amoureux de lui, enfin je ne sais pas, j'ai jamais été attiré par un garçon ! Et puis même c'est trop tôt pour parler de sentiments de ce genre. Je m'emballe pour un rien. J'ai peur qu'il refuse de me voir à cause de ce qu'il s'est passé hier et aujourd'hui. Je le vois me regarder. Je ne peux pas décrire son regard, il est tellement particulier, tellement envoutant, tellement beau.
Mon père sort de la chambre et vient vers moi. La seule chose que je n'aime pas chez lui, c'est quand son visage est fermé, sans aucunes expressions. Il sait très bien que même si on ne se connaît que depuis un jour, Bill et moi sommes tout de même assez proches pour ne pas dire vraiment très proches. Mais non, même en prenant compte que je suis son fils, il reste là, en face de moi. Pas un sourire, pas de yeux tristes, rien.

"- Tu peux aller le voir mais il est assez choqué par ce qu'il s'est produit."
"- Tu crois qu'il va vouloir me voir ?"
"- Je crois qu'il attend que ça."


Dès qu'il a finit sa phrase, il tourne la tête vers lui qui me regarde. Ses yeux. Je ne vois que ça. Je resterais des heures et des heures à le regarder comme ça.

"- Aller vas y qu'est ce que tu attends ?"

Je le lui réponds pas. Un simple sourire suffira. J'ouvre la porte. Il est là à me regarder. Je lui souris et m'assois sur le lit. Il se redresse et me fixe toujours. Alors je m'approche lentement et lui colle un bisous sur la joue. Il sursaute, mais se laisse faire quand même. Je me retire et le voit rougir à vu d'oeil. Je rigole et Bill baisse la tête.

"- Sois pas gêné Bill. c'était un baiser amical."

Il me regarde cherchant sûrment le mensonge dans mes yeux, mais il n'y en a pas. Jamais je pourrais lui mentir. Même si j'ai fais une chose attroce, je lui dirais toujours la vérité. Je vous imagine en train de vous dire que c'est très précipité comme paroles, comme promesses, mais le jour où vous rencontrerez Bill de près, le jour où vous apprendrez à le connaître comme moi je l'ai fais, vous penserez la même chose que moi.

/ ! \ RETOUR POV BILL / ! \

Il est là à côté de moi. Assis et il me parle. Ce baiser. Je n'ai que ça dans la tête. Peut être qu'il était sur la joue, mais j'ai ressentis tellement de choses en l'espace d'un instant. Je suis en train de tout redécouvrir. Enfin ce genre de sentiments, je n'y avais jamais eu droit. Du moins, je ne m'en rapelle pas.
Je ne me suis pas senti poser ma tête sur son épaule, comme je ne me suis pas senti lui prendre la main et la serrer plus fort que jamais, comme si j'avais peur de le perdre. C'est le seul vrai ami que j'ai après tout. Et si un jour l'envie lui prenait de ne plus me voir, de m'oublier complètement de sa vie ? Non, il faut qu'il sache que je tiens à lui. Alors peut être que je ne peux pas lui prouver par les mots, mais de simple gestes suffiront, c'est tout ce que je peux lui donner maintenant. Juste un moment comme ça, au calme entre lui et moi. J'ai jamais eu droit à ce genre de moment. Maman travaillait jusqu'à tard le soir, elle était docteur ou puericultrice, je sais plus, je ne me rapelle pas. Quand à papa, il était président d'une très grande entreprise. Oui on était riche, je ne vous le cache pas. Mais quand maman est tombée malade et que papa a dû s'occuper d'elle, l'argent a disparut comme ça. Puis quand elle est morte, c'est limite si on n'était pas sur le point de nous faire expulser de la maison.
Sa main parcourt mon corps, mes bras, mon torse et vient se loger dans ma nuque. Sa main est chaude, c'est ce qu'il fait qu'elle me rassure. Puis je ne sais pas, ses gestes sont tellement doux, il fait tellement attention à ne pas me faire peur que je suis obligé de ne rien dire, d'apprécier ce qu'il me donne. Mais je n'ai rien en échange pour lui. Et ça me fait mal au coeur si vous saviez combien ça me fait mal au coeur.
Je suis tellement bien là, avec lui. Que personne ne rentre par pitié, ne venez pas nous interrompre. Je suis tellement heureux à cet instant. Il bouge un peu, sûrement qu'il est dans une mauvaise position car quelques secondes après, il se recolle à moi.

"- J'aime quand tout est calme comme ça, ça m'apaise, j'ai l'impression de tout évacuer, puis je sais pas toi, mais moi je suis bien là avec toi. "

Cette phrase. Une poussée d'adrenaline. Je ne sais pas d'où elle m'est venue. Surement de l'émotion que m'a produite cette phrase, en attendant, je me suis sentis des ailes me pousser dans mon dos.

"- Moi aussi Tom."

Il me regarde autant étonné que moi. J'ai parlé. J'ai réussis à parler.


Edit :Pour être prévenue, il suffit de laisser un commentaire sur ce chapitre. J'espère qu'il vous a plus, laisser moi vos avis, ils sont important pour moi. Gros Bisous. Marion.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 08:08

Modifié le vendredi 08 août 2008 09:34

Quatrième Chapitre # 4

Quatrième Chapitre # 4
Mon c½ur bat à cent à l'heure. J'ai réussis à parler normalement, calmement. Ma voix. Je l'ai entendue ! Je n'en reviens pas. Tom est là, il le regard dans le vide. On ne sait plus quoi faire ni quoi dire tout les deux. C'est à la fois merveilleux de parler, mais aussi très effrayant. Je regarde Tom. Ici, il n'y a que lui qui peut vraiment me comprendre. Je le vois, il est heureux, il sourit. Serait-ce moi qui lui fait faire ce si magnifique sourire, celui dans lequel je peux lire de la joie, de l'émerveillement, et du respect ?
Il tourne la tête. Il a sûrement dû remarquer que je le regardais. Il se rapproche un peu plus de moi, puis me serre dans ses bras, comme s'il avait cette peur de me perdre. Il ne me perdra jamais, maintenant que j'ai trouvé un vrai ami, je ne le quitte plus.
J'ai parlé, c'est un moment privilégié, et je tiens à ce qu'il reste entre Tom et moi. Parce qu'il n'y a qu'avec lui que je me sens capable de parler. J'ai cette force en moi qui me donne la rage de parler, la rage de m'en sortir. Et tout ça, je lui dois à lui. Même si ça fait deux jours que nous nous connaissons, il a su trouver les mots, les gestes qui font que à cet instant là, je parle.
Alors tout doucement, comme si ma voix était un objet fragile et pour ne pas l'abîmée, je chuchote quelques mots à Tom.

« - Ne dis rien à ton père Tom. C'est un secret entre toi et moi. »

Au début il ne me répond rien, sûrement encore dans les nuages, où à ce demander s'il n'a pas rêver. Puis il tourne la tête vers moi et toujours avec son sourire, son superbe sourire il me répond.

« - Un moment magique entre toi et moi. Promis je ne dirais rien. »

Tu vois papa, je commence à être heureux. Je recommence à parler. Peut être qu'à Tom certes, mais je reparle. Et si tu savais combien je suis heureux papa, que Tom partage ce moment avec moi, de reparler, si tu savais... Peut être que c'est un signe. Le signe que maintenant je peux aller mieux, que je peux m'en sortir. Tu vois papa, en y réfléchissant, je viens de prendre la plus grande décision que je n'avais jamais prise de ma vie. Celle que dans quelques semaines, ou quelques jours, selon mon humeur ou mon moral, je dirais tout, j'avouerais toute la vérité, tout le mal que tu m'as fait, et bien je le dirais à Tom. Et peut être son père aussi. Je verrais.

« - Je suis tellement content pour toi Bill. »

Je souris. Il est tellement gentil avec moi. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi en deux jours on a tellement pu s'attacher l'un à l'autre comme ça, comme si on se connaissait par c½ur lui et moi. C'est tellement beau notre relation. Elle n'est pas comme les autres. Je le sait, je le sens, elle est si particulière. Il y a un lien qui nous unit lui et moi.

« - Tom ? »

Il sursaute lorsqu'il m'entend prononcer son prénom. C'est vrai que ça me fait drôle aussi. J'ai quelques frissons qui me parcourent le corps. Mais je suis tellement heureux. Alors il me regarde avec son sourire angélique qui l'accompagne. Il m'encourage. Je sais Tom que tu ne me feras aucun mal. Je le sais, j'ai confiance en toi. Qui m'aurais cru capable de dire ça un jour ?

« - Pourquoi tu m'aide autant ? C'est pas que ça me déplaise pas, au contraire, mais ça ne fais que deux jours qu'on se connaît. »

Il rit, et tout à coup je me sens comment dire honteux d'avoir posé cette question. Alors je baisse la tête, rougie par la honte. Je sens les mains de Tom me relever mon visage. Je frissonne encore. Elles sont tellement douces ses mains. Il plonge nos regards l'un de l'autre. Rien qu'en le regardant dans les yeux, j'ai tout de suite toute ma peur qui s'évapore, tout mes soucies qui s'envolent, et je me sens un adolescent normal, qui ne s'est pas fait violé par son père.

« - Parce que quand mon père m'as convaincu de venir de voir, j'ai vu quelque chose dans ton regard qui m'as tout de suite fait craquer, j'ai sentis que je pouvais te faire confiance, et puis je ne sais pas, c'était la première fois que mon père me parlait d'un patient, c'est qu'il doit bien t'aimer mon père tu sais Bill. Et puis, de savoir que tu étais plongé dans le mutisme à cause de je ne sais pas quoi, et bien, j'ai eu envie de t'aider. Et de te rencontrer ma donner encore plus cette envie. »

Les mots qu'il me dit sont magnifique. Je me sens en confiance. Je sais que quoi qu'il puisse m'arriver, toutes les épreuves que je vais devoir traverser, et bien je peux les traverser avec lui, je sais qu'il sera toujours là pour moi. C'est la première fois que j'entends ce genre de mots, et ça me fait un bien fou, je me sens tellement mieux à présent.
Alors je lui souris. Le sourire le plus sincère, le plus démonstratif que je puisse lui faire. Celui qui lui dit merci à ma place, celui qui lui dit que quoi qu'il arrive il peut compter sur moi aussi, celui qui lui dit de ne jamais partir, de toujours rester avec moi, celui qui lui dit que je me suis attaché à lui.
Et il me le rend ce sourire. Le même. C'est tellement beau sur son visage. Ce sourire épouse ses lèvres merveilleusement bien. Celui qui le rend encore plus beau qu'il ne l'est déjà. Celui qui lui va si bien, mais surtout celui auquel je me suis attaché.
Je ne sais pas si c'est normal de penser ce genre de chose. Pour moi, tout est nouveaux, alors je suis un peu perdu. Mais je sais que maintenant, j'ai Tom à mes côtés. Et que grâce à lui, je vais réussir à tout apprendre. Ce qu'est l'amour, l'amitié, la passion, l'envie, la joie, la peine, les pleurs, la tristesse. La vie tout simplement.

« - Tom ? »
« - Oui ? »
« - Tu m'apprendras la vie ? »
« - Qu'est ce que tu veux dire par la vie ? »
« - Tout. La vie en général, les sentiments, tout ce que tu fais toi. »
« - T'inquiète pas pour ça. Mais soit patient Bill. La vie, ça s'apprend un peu plus tous les jours. »
« - T'as déjà aimé quelqu'un ? »
« - Aimer d'amour ? Jamais non. J'espère un jour. »
« - Aimer. C'est ce que je veux que tu m'apprenne en premier. »


Je ne sais pas pourquoi j'ai dis ça. Sûrement parce qu'un jour à l'hôpital, j'ai lu dans un livre qu'on m'avait prêté que aimer était le plus beau des sentiments qui est existé. Puis ils avaient décrit les différents sentiments, avoir un n½ud dans le ventre quand la personne qu'on aime nous parle, c'est avoir des papillons lorsqu'elle nous embrasse, c'est avoir l'impression de voler et être les seuls au monde lorsqu'elle vous dit je t'aime. Et tout ce genre de sentiments, je veux les découvrir. Les apprendre avec la personne qui me comblera, qui me rendra le plus heureux des hommes. C'est pour ça que j'ai besoin de Tom. D'un ami pour m'aider, pour me conseiller, et m'épauler en cas de déception.
Je peux voir que le sourire de Tom s'efface un peu. Serait-ce trop dur ce que je lui demande ? Je ne lui en voudrais pas. Non ça jamais. Il est bien trop important pour moi. Et tout ce qu'il a déjà fait pour moi est assez.

« - Si c'est vraiment ce que tu veux Bill, alors je t'apprendrais. »
« - Tu sais si tu aime les filles ou les garçons ? »
« - Franchement ? Je ne sais pas du tout. J'ai déjà été attiré par un garçon. Une fois. D'ailleurs ça m'as fait bizarre, j'avais l'impression que tout le monde le savait, que j'étais différents d'eux. Mon père a deviné que j'étais bizarre. Il devine tout. Puis je lui ai tout avouer. Et il m'a écouter. Du début à la fin sans m'interrompre, et il m'a dit que quoi qu'il puisse se passer il serait toujours mon père, et toujours là pour moi. »


C'est tellement beau, il a tellement de la chance d'avoir un père comme le sien, qui l'aime, qui l' épaule, qui l'aide. Moi je n'ai pas eu cette chance avec toi papa. Tu n'as jamais été là pour moi. Tu ne m'as jamais aimé, tu ne m'as jamais aidé, ni écouter. J'étais juste un être humain qui vivait avec toi. Combien de fois tu m'as appeler fiston ? Jamais, je n'ai jamais entendu ce mot venant de ta bouche. C'est bien triste. Si tu savais combien ça m'aurait rendu heureux que tu me dise ça un jour. Mais je n'aurais jamais cette joie vu que maintenant tu es mort.

« - Tu as de la chance Tom. Tellement de chance d'avoir un père. Le mien était tout le contraire du tien. C'est à cause de lui que je suis ici tu sais. »

Et là, c'est le moment, je ne peux pas garder ça pour moi plus longtemps. Tom est mon ami, il comprendra que je veuille garder ça juste pour lui et moi. Les larmes commencent à me monter. Il doit sûrement se douter que je vais enfin parler car il me prend dans ses bras et me serre comme si j'allais m'échapper, m'enfuir, partir loin. J'aimerais tellement aussi. Mais avec lui.
J'ai ma tête contre son torse. Je sens battre son c½ur vite. J'aime ce bruit.

« Il m'a violé. »

Voilà, c'est dit, c'est un poids en moins en moi. Je n'ose pas le regarder. Peur de sa réaction. Mais je lui ai avoué, et c'est ça le plus important.

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Voilà, je poste le quatrième chapitre ! J'espère qu'il vous plaira à toutes. Merci beaucoup pour vos commentaires. Ils me touchent vraiment. Je vous remercierais jamais assez. Sur ce, j'attends vos avis pour ce nouveau chapitre. Laissez vous aller, dite moi ce que vous en pensez. Je suis ouverte à toute remarques. (sauf insultes =)).
Bisous Bisous.
PS: Je ne préviens que ceux qui laisse un commentaire sur le dernier chapitre posté. Merciii =)





# Posté le samedi 02 août 2008 14:39

Modifié le mercredi 13 août 2008 07:37